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Les spiritueux aux plantes d'absinthe sont un ensemble de spiritueux, couramment appelés simplement absinthe, fée verte ou encore la bleue.
La liqueur d'absinthe, comme autrefois, titre entre 45° et 90°. Elle est produite notamment dans les distilleries de Fougerolles en Haute-Saône, à Pontarlier dans le Doubs, ville dont elle fit la richesse jusqu'à l'interdiction de 1915, et à Saumur par la distillerie Combier. On trouve aussi des distilleries en Provence.
Elle est notamment de nouveau fabriquée au Val-de-Travers (région de Suisse romande) berceau de l'absinthe, dans plus d'une douzaine de distilleries.
Une une décision de l’Etat, publiée en mai 2011 au Journal Officiel et abrogeant un texte de 1915, autorise désormais à nouveau la commercialisation en France de l’absinthe.
Cette décision fait suite à un sombre contentieux entre la Fédération Française des Spiritueux et les producteurs suisses qui tentaient de s’approprier l’appellation.
Le 2 novembre 1988, un décret autorise et réglemente la présence de thuyone (principale molécule de l'huile essentielle d'absinthe) dans les boissons et l'alimentation, ce qui permet de produire à nouveau de l'absinthe en France.
En 1999, la première absinthe française depuis 1915 est produite : la Versinthe verte, qui contient de la grande absinthe. Son apparition et son étiquetage (absinthe) met en évidence un hiatus entre le décret européen de 1988 et l'interdiction de l'absinthe en France de 1915 toujours en vigueur.
Plutôt que d'abolir cette loi, le gouvernement pare au plus pressé en votant un aménagement du décret et en attribuant une nouvelle appellation légale à l'absinthe : spiritueux aromatisé à la plante d'absinthe et en complétant la règlementation européenne (35 mg/l de thuyone maximum) d'un taux de fenchone et de pinocamphone à ne pas dépasser (respectivement 5 mg/l et 10 mg/l).
Depuis le 1er mars 2005, la distillation de l'absinthe est à nouveau autorisée en Suisse, afin de pouvoir demander une AOC et ainsi protéger l'appellation. A condition, entre autres, que la teneur en thuyone ne dépasse pas 35 mg/l.
En 1999, au Brésil, a été prise par l'entrepreneur Lalo Zanini et légalisé dans la même année, mais a dû s'adapter à la loi brésilienne, avec la teneur en alcool jusqu'à 54°.